5 Juil

Thessaloniki Documentary Film Festival 2021 has ended.

It was pleasant to do the work in the Fipresci jury together with Jan Storø  et Kostas Zaligas (Greece). It was actually hard work, watching 27 films altogether in both the International competition and the Greek competition. Many of the films had a high level of quality.
Here are the two films we gave the Fipresci price to (and our reasonings)
FIPRESCI AWARDS
The FIPRESCI (International Federation of Film Critics) Jury consisting of:
Isabelle Debuchy (Luxembourg)
Jan Storø (Norway)
Kostas Zaligkas (Greece)
Awards the best film of the International Competition Feature Length section to:
Luchadoras by Paola Calvo and Patrick Jasim (Germany, Mexico)
Jury’s Reasoning:
“Luchadoras is a powerful statement of how some women in Ciudad Juárez on Mexico’s border to the USA are dealing with their lives. They are single mothers – and female fighters. Lady Candy, Baby Star and Mini Sirenita are all generously inviting us into their lives – telling us about how they combine fighting, a regular job, and motherhood. Directors Paola Calvo, Patrick Jassim have had a warm and wise hand on the camera and the editing.”
Lucahdoras
FIPRESCI also awards the best Greek film participating in TDF’s international program sections to:
Golden Dawn A Public Affair by Angelique Kourounis (Greece)
Jury’s reasoning:
“There is no doubt that the verdict that was announced on the 7th of October 2020 in Athens, after a lengthy trial, of the neo-fascist Golden Dawn being a criminal organization, is pivotal and historic for the future of democracy in Greece and Europe.
With that in mind, director Angélique Kourounis, managed to capture the many aspects of that lengthy trial, giving the audience all the important details that they should know. It’s a film of important historic value, one that you watch breathlessly, made by a woman who has dealt with the Golden Dawn in the past, with the camera in her hand and knows exactly what she’s talking about”.
#ALPC #Fipresci
30 Juin

The Courier, esponniage et guerre froide

1962. La Guerre froide. Contacté par le CIA, Greville Wynne (Benedict Cumberbatch), un homme ordinaire est envoyé à Moscou comme espion. Sa mission ? Fournir des renseignements aux Occidentaux pour éviter une guerre nucléaire, et calmer la crise de Cuba. The Courier de Dominic Cooke témoigne d’une période anxiogène. Ce biopic captivant laisse la place à un jeu d’acteur à saluer.

the courier

Film historique- Dominic Cooke- par Tom O’Coonor- avec Benedict Cumberbatch, Merab Ninidze, Rachel Brosnahan – 1h524

#Kinepolis Luxembourg

14 Mai

Sur le fil du temps, un documentaire précieux !

En plein centre-ville : un espace à part, le quartier Royal-Hamilius, figé dans deux temporalités différentes, le passé et le futur. C’est le sujet du dernier documentaire de Serge Wolfsperger, qui raconte l’incroyable histoire du 49 boulevard royal la transformation de ce quartier, à travers le regard d’un de ses plus anciens habitants.

Le boulevard Royal est l’une des principales artères de la ville de Luxembourg. Il a subi de nombreuses mutations au cours du temps, et particulièrement de la dernière décennie. L’une des plus importantes transformations est la construction du Royal-Hamilius, un vaste projet immobilier. Pour ce faire, La ville a dû acheter les bâtiments qui lui manquaient, dont l’immeuble n° 49. De nombreux copropriétaires, cependant, ont refusé les propositions de la Ville pour garder leur immeuble indemne. Parmi eux, on retrouve Arnaldo Ferragni, un retraité italien qui y a emménagé, en 1964, avec sa femme, deux ans après la construction du boulevard royal. Le n°49 se retrouve alors au coeur de ce projet immobilier qui soulève de multiples questions.

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Ce qui reste, un premier film de Serge Wolfsperger, racontait les changements du quartier et les problèmes posés par le n°49, du point de vue de l’un des ouvriers du chantier, Achille Villa. Pendant le tournage de ce premier long-métrage, Serge Wolfsperger est contacté par Arnaldo, alors âgé de 90 ans, qui lui raconte son attachement au quartier et à son immeuble. C’est alors qu’émerge l’idée de réaliser un deuxième volet, après Ce qui reste, à partir des témoignages du vieil homme.

A travers des images d’archives et des prises de vues de l’évolution des travaux, le devoir de mémoire surgit. Chaque lieu est porteur d’une histoire et en garde la trace. Lorsque les hommes construisent de nouveaux bâtis, ils détruisent une part d’un passé et se projettent dans le futur. En se battant pour la sauvegarde de son immeuble, Arnaldo Ferragni préserve à sa manière sa mémoire et celle de sa femme défunte. Selon lui, le n°49 doit s’intégrer dans  ce projet moderniste : une jonction entre le passé et le futur, un entre-deux, porteur à la fois de mémoire et de progrès.

Ce long-métrage de Serge Wolfsperger est diffusé au cinéma Utopia, les 17, 22 et 23 mai à 17h.

Texte : Angéla Béron

7 Avr

Gros plan sur Caméra des Champs : le monde rural en édition digitale –

Du 16 au 23 mai 2021, les Caméras des Champs sont de retour !

Cette 22e édition sera présentée en ligne sur la plateforme Noozy, avec une sélection de 17 documentaires sur le monde rural, autour du fil conducteur « La République au village ». Afin de conserver certaines habitudes, les Caméras des Champs ont organisé des rencontres avec certains réalisateurs et spécialistes, débateurs officiels des films proposés.

Les films sont toujours gratuits, visibles dans les pays francophones et seront soumis au jugement du jury, afin de gagner un des fameux prix (Prix d’encouragement, prix du jury lycéen, prix du public).

cdc

Pour plus de détails sur cette 22e édition :

http://www.villesuryron.fr/

#CamérasDesChamps #cinéma #luxembourgfeminin #VilleSurYvron #ALPC #cinema #actualité #documentaires

25 Mar

Quels ont été les films primés lors du Luxembourg City Film Festival 2021?

Cette 11e édition, un peu particulière, vient de s’achever. Pour la première fois en Europe, le festival s’est déroulé de façon hybride ( projection en salle et diffusion en ligne). Une sélection très riche pour le public et les jurés. Sandrine Bonnaire actrice, réalisatrice et scénariste française présidait le jury de la compétition officielle.

Affiche LuxFilmFest 2021 © Kyle Thompson, VU' & Studio Michel Welfringer© Kyle Thompson, VU’ & Studio Michel Welfringer

Et les films primés furent : 

  • GRAND PRIX

QUO VADIS, AIDA? de Jasmila Žbanić.

Le jury était composé de :  l’actrice et réalisatrice Sandrine Bonnaire et composé de Christina Schaffer (chef décoratrice), Finnegan Oldfield (acteur), Gilles Marchand (scénariste), Lolita Chammah (actrice), Marie-Ange Luciani (productrice) et Mounia Meddour (réalisatrice) qui a choisi ce film pour sa force son engagement et son utilité.

  • PRIX DU DOCUMENTAIRE

NEMESIS de Thomas Imbach

  • PRIX DE LA CRITIQUE  (jury presse ALPC )

QUO VADIS, AIDA? de Jasmila Žbanić

  • PRIX DU PUBLIC

THE WOLVES (LOS LOBOS) de Samuel Kishi Leopo

  • PRIX DU JURY JEUNE

ANTIGONE de Sophie Deraspe  décerné par  5 élèves de la classe de 3ème A, Média  du Lycée Robert Schuman et leur enseignant Luc Wildanger.

  • PRIX DU JURY SCOLAIRE

ANTIGONE de Sophie Deraspe attribué par les élèves de la classe 6ème du Lycée des Garçons accompagnée de leur enseignante Danielle Hoffelt.

  • PRIX DU JURY ENFANTS

Décerné à ROCCA CHANGES THE WORLD (ROCCA VERÄNDERT DIE WELT) de Katja Benrath par les élèves de la classe de cycle 3.2. de l’école fondamentale de Clausen en compagnie de leur maîtresse Madame Véronique Oberlé.

 

#ALPC #Fipresci #LuxembourgFéminin

24 Mar

SPACEBOY à voir en solo ou en famille.

Film surprenant, enthousiasmant et touchant de Olivier Pairoux, Spaceboy est l’histoire de Jim, un garçon de 11 ans qui doit participer à un concours de jeunes chercheurs. Sa partenaire sur le projet est Emma. Jim a l’intention de recréer l’expérience « Excelsior » de Joseph Kittinger, un pilote de l’US Air Force qui, en 1959, a fait des essais de saut en parachute à très haute altitude, à partir d’un ballon…

spaceboy

« Le scénario qui, a première vue, est d’une simplicité presque désarmante, s’avère finalement beaucoup plus riche, puisqu’on touche à des thèmes universels comme la famille, l’amitié, l’amour, la rivalité, le mobbing à l’école, la maladie et la perte d’un être cher. Tout cela est accroché sur le fil d’une intrigue, où le suspense et les rebondissements abondent. Le budget du film n’a pas dû être substantiel, mais Olivier Pairoux possède un véritable don pour la mise en scène. Le film joue dans un pays imaginaire, où chaque spectateur peut se retrouver, grâce à des décors souvent insolites trouvés en Belgique et aux Pays Bas, qui donnent un arrière-plan fantastico-réaliste à une histoire qui fait chaud au coeur.

Les jeunes acteurs, Basile Grunberger (Jim) et Albane Masson (Emma) sont attachants dans des rôles finalement assez difficiles, où l’aventure et les grands sentiments se mêlent allégrement.  Un seul regret cependant, c’est que la mère d’Emma est caractérisée comme une hystérique , et que le directeur de l’école est proche de la caricature. Cette simplification dramaturgique qui tourne au cliché a un peu gâché notre plaisir de spectateur pour un film qui réserve cependant plein de surprises et de rebondissements à son public. » Extraits du blog The Hatari Papers, @Jean-Pierre Thilges

Spaceboy riche en rebondissements saura ravir les cœurs des petits et des grands !

#Kinepolis

17 Mar

Université Populaire du Cinéma – Tout l’art du documentaire en 6 leçons

A partir de février jusqu’en juin 2021, l’« Université Populaire du Cinéma » en collaboration avec la Cinémathèque et l’Université du Luxembourg, vous invite chaleureusement pour sa 11e saison à regarder différement le cinéma documentaire.

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Le documentaire est une représentation concrète du monde et comme disait Dziga Vertov, « Il faut filmer pour voir vraiment, tant le regard humain est insuffisant »,  telle est l’importance de filmer les « choses derrière les choses ».

Ce projet interactif et cultivé offre aux participants la possibilité d’assister à six conférences mensuelles, accompagnées d’extraits de films, de matériel didactique et de projections.

C’est une opportunité pour approfondir ses connaissances cinématographiques, que vous soyez professionnel du genre ou tout simplement curieux.

Lundi 29 mars à 18h00 : Poésie Le documentaire est poésie. Par Gabriela Trujillo (docteur en cinéma, critique et coordinatrice de l’action culturelle, Cinémathèque française), en français (60 minutes)

Projection de films-phares : Rien que les heures de Alberto Cavalcanti: France 1926 (58 minutes), Les Saisons de Artavadz Pelechian: Arménie 1975 (29 minutes)

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Informations complémentaires : unipopcine@vdl.luwww.unipopcine.luwww.facebook.com/UniPopCine

www.vimeo.com/cinemathequeluxembourg #cinemathequeluxembourg

 

24 Oct

CINEAST – Le Woman ‘s Event

 

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Dans le cadre du festival CinEast – festival du Film d`Europe Centrale et Orientale et de son désormais traditionnel Woman’s Event, la projection du film Caught in the Net de Vít Klusák et Barbora Chalupová, a brisé le tabou sur la maltraitance d’enfants et d’adolescentes sur Internet.

Ce documentaire a mis en scène trois femmes adultes se faisant passer pour des adolescentes de 12 ans, seules et dans leurs univers enfantins. De leurs chambres d’adolescentes, recréées dans un studio, elles sont entrées via les réseaux sociaux en communication avec des prédateurs pour lesquels le fait d’entrer en communication avec des mineures n’étaient en aucun cas un frein. Une expérience psychosociale radicale, ancrée dans la réalité et soutenue par des mois de recherches intensives.

La projection a été suivie d’une séance de questions-réponses avec la productrice exécutive / coproductrice Pavla Klimešová, qui a éclairé les circonstances de la réalisation du film et a expliqué son impact sur la société tchèque. L’énorme attention médiatique sur ce documentaire a suscité un large débat public. À la suite de ce film, des détectives ont commencé à enquêter sur neuf personnes soupçonnées d’avoir eu un contact illicite avec enfants, allant au stade du procès.

La deuxième invitée était une experte du « Téléphone Enfants/Adolescents » au Luxembourg, Sally Stephany, impliquée dans un projet appelé BEE Secure Stopline, qui traite quotidiennement d’abus sexuels sur des enfants en ligne. Sally Stephany a donné des conseils concrets aux enfants vivant au Luxembourg ainsi qu’à leurs parents : Où trouver de l’aide en cas d’abus sexuel en ligne, et quelles institutions ou lignes d’assistance combattent ce crime, tant à un niveau local qu’international.

L’influence de la technologie sur la vie humaine et la responsabilité des différentes plateformes de médias sociaux a été l’un des autres sujets abordés lors de ce débat.
La conclusion était très claire: la technologie et cette communication sont réelles et exigent une vigilance de tous les instants. Notre société se numérise à une vitesse déconcertante et cela entraîne une foule de changements. Parmi eux, une perte d’empathie qui s’accompagne de nouveaux types de communication et de relations. La sollicitation d’enfants en ligne à des fins sexuelles (grooming) est une infraction qui a pour ressort la manipulation. Un adulte profite de l’état de vulnérabilité ou d’un point faible de l’enfant, le met en confiance, et  incite le mineur à envoyer des photos intimes de lui ou l’invite à parler d’actes sexuels.Il est ensuite pris en otage par l’adulte qui menace d’envoyer ces photos à ses parents, à l’école ou à ses amis.

Le débat a été animé par Martyna Adamska, collaboratrice du festival CinEast et a éclairé les dérives de la pédopornographie en ligne. Un moment fort lors du festival qui s’achève demain.

Rendez-vous l’année prochaine pour le Woman’s Event, dont Luxembourg Féminin est partenaire.

www.cineast.lu

 

22 Oct

L’enfant rêvé de Raphaël Jacoulot

Francois (Jalil Lespert) dirige avec son épouse Noémie (Mélanie Doutey) la scierie familiale. Tous deux rêvent d’avoir un enfant sans y parvenir. C’est alors que François rencontre Patricia (Louise Bourgoin), qui vient de s’installer dans la région. Ils vivent une relation passionnelle. Patricia tombe enceinte et pour Francois tout vacille. Le jeune trentenaire obsédé par un désir de paternité, se sent pris en étau entre son épouse et sa maîtresse. Les premières scènes du film, avec un climat à la Simenon, tiennent le spectateur en haleine, le scénario hélas vers la fin s’affaisse. On aime : L’impeccable trio d’acteurs. Les plans époustouflants de forêts, et la manière de Jacoulot de filmer la vie provinciale qui nous transpose dans un roman de Francois Mauriac.

Film français de Raphaël Jacoulot. Avec Jalil Lespert, Louise Bourgoin, Mélanie Doutey (1 h 47).

#Kinepolis @ALPC #LuxembourgFeminin #lenfantrêvé #blogluxembourgfeminin

 

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